La demande de remise de la majoration de 10 % suite au retard de paiement, des frais de poursuites et des intérêts moratoires résultant de jugements issus de décisions du tribunal administratif après contestation d’une imposition, doit être adressée au service figurant sur l'avis.
Il est à noter que la demande gracieuse n’ouvre pas droit au sursis de paiement.
Le comptable public est donc autorisé à engager des poursuites pour vous réclamer le paiement de l’impôt.
La demande est appréciée en fonction de votre situation personnelle qui peut avoir pour origine un décalage de la période de paiement de l'impôt ; une perte imprévisible des revenus (chômage) ; des circonstances exceptionnelles (décès du conjoint, séparation, invalidité) ou ayant occasionné des dépenses anormalement élevées (maladie) ; une disproportion entre l'importance de la dette fiscale et votre niveau de revenus (accumulation d'arriérés ou rappels suite à contrôle).
En pratique, les capacités réelles de paiement sont appréciées sur les critères suivants : en tenant compte de votre patrimoine et de l'ensemble des ressources des personnes vivant avec vous, actuelles, imposables ou non (allocations sociales, aides municipales, RSA…), permanentes ou temporaires ; en prenant en considération les dépenses indispensables à la vie courante du foyer familial : nourriture, santé, assurance, logement (loyer ou équivalent si emprunt bancaire, chauffage, éclairage), frais de transport domicile - lieu de travail.
Ces dépenses doivent être justifiées ou réellement établies ; en s'assurant que vos dépenses sont en rapport avec vos ressources et la composition de votre foyer.
Les raisons pour lesquelles les dépenses excèdent les capacités financières sont examinées (événements particuliers ou choix de mode de vie, cette dernière raison excluant toute remise ou modération) ; en évaluant l'étendue de votre dette fiscale : l’administration s'assure que l'octroi de délais de paiement ne peut suffire à apurer la dette.
Elle tient compte, le cas échéant, de l'origine et de la nature des dettes autres que fiscales, notamment en cas de situation de surendettement.
L'octroi de la remise ou de la modération peut être subordonné : au paiement préalable des impositions restant à votre charge ; au dépôt d’une déclaration si vous n'êtes pas totalement à jour de vos obligations déclaratives ; à la renonciation à tout contentieux visant les impôts concernés par la demande.